Possiblement influencés par les déclarations sous coke d'un Bowie faisant l'apologie du IIIe Reich, de jeunes Blancs middle class commencent à flirter avec les symboles nazis dès le milieu des années 1970. La svastika est reprise par McLaren et Westwood, dans une démarche visant à rapprocher les idéologies du XXe siècle et pour en démontrer l'absurdité. Ainsi, sur une de leurs chemises, une croix gammée voisine avec une représentation de Karl Marx, renvoyant dos à dos les deux idéologies. Le but est d'amener le public à se poser des questions, à remettre en cause ses certitudes. Il est certain que jouer avec ces symboles n'a pas le même sens, suivant l'endroit où l'on se trouve. L'Angleterre est un pays sorti vainqueur de la Seconde Guerre mondiale. A Londres, porter une svastika est juste un moyen de faire chier un grand-père qui raconte sa guerre contre le nazisme, chaque dimanche, entre la poire et le pudding. Une façon, pour une génération, de rappeler son existence à une autre. Mais ces intentions sont mal comprise et la situation dégénère... Surtout quand la presse s'en mêle et que de vrais nazillons viennent se greffer au mouvement. Tout le monde devient alors nerveux et, dans le doute, on hésite pas à passer de jeunes punks à tabac.